Opus10-2017

EDITO

2007-2017.
10 ans pour les Architectures Contemporaines.
10 ans, déjà…
Le temps passe si vite.
Il file. En zigzags, en courbes, en horizons.
D’instants en instants, denses et intenses, le temps file.
Ces 10 années n’ont pas été un long fleuve tranquille.
Car il n’est jamais simple de continuer la route.
Surtout qu’elle n’est pas une autoroute, filant tout droit.
Surtout qu’elle est faite aussi de nos doutes, de nos retraits, de nos fatigues.
Mais aussi de nos joies, de nos déterminations.
De nos volontés qui, d’année en année, se sont ajoutées pour œuvrer ensemble.

Plutôt que de dresser un bilan de ces 10 années.
Un seul mot : continuons.
A créer et à imaginer un espace commun.
Sans cesse renouvelé par les générations d’artistes qui ont participé aux Architectures Contemporaines, qui y participent et qui y participeront.

AC10-com
Il est impossible d’arrêter cette course chronologique du temps.
Alors finalement nous n’avons qu’une seule solution, la nourrir, la renouveler.
Pour faire de chaque instant le lieu de la rencontre, de la plénitude d’un présent élargi.
D’un « ici et maintenant » …

C’est à cet « ici et maintenant » que la thématique de cette 10e édition, Ars Nova, fait référence.
Elle est étrange, un peu paradoxale.
Comment l’Ars Nova du XIVe siècle musical pourrait-il bien coïncider avec le contemporain que
les Architectures déploient chaque année ?
Simplement parce que le nouveau n’est pas uniquement progrès, ligne droite, crescendo suivi d’un climax.
Il est aussi zigzags, courbes, et horizons.
Retournements, réhabilitation, réécritures…

Ce que l’Ars Nova du XIVe interrogeait, c’est ce que le contemporain interroge : au-delà des styles et
des contingences, la créativité partagée, l’énergie de la rencontre, l’envie et le désir de jouer, de
participer, de s’engager et de collaborer.

Ainsi la musique, non pas permanente.
Mais renouvelée.
Ainsi les sons, non pas stridents.
Mais bruissements.
Ainsi les lieux, non pas établis.
Mais nomades.

Alors, permettez-moi de remercier :
Toutes les générations d’étudiantes et d’étudiants qui se sont succédées tout au long de ces 10 ans.
Tous les artistes qui ont permis que les sons résonnent et que les corps agissent.
Toutes les structures qui ont accueilli les Architectures Contemporaines.
Et tous ces lieux, les plus improbables, qui ont rythmé ces 10 ans de nomadisme assumé.

Les Architectures Contemporaines ne sont pas un festival au sens propre du mot.
Elles sont un laboratoire d’expériences.

Rien n’a jamais été acquis.
Tout est à (re)commencer.
Ainsi…
Le futur.

Christine Esclapez, directrice artistique

 

remerciements

Nous remercions toutes les générations d’étudiantes et d’étudiants qui se sont succédées tout au long de ces 10 ans.
Tous les artistes qui ont permis que les sons résonnent et que les corps agissent.
Toutes les structures qui ont accueilli les Architectures Contemporaines.
Et tous ces lieux, les plus improbables, qui ont rythmé ces 10 ans de nomadisme assumé.

Les Architectures Contemporaines ne sont pas un festival au sens propre du mot.
Elles sont un laboratoire d’expériences.

Rien n’a jamais été acquis.
Tout est à (re)commencer.
Ainsi…
Le futur.

Christine Esclapez, directrice artistique

Programme

28 AVRIL 2017
PRELUDES / Aix-en-Provence

FONDATION VASARELY
Master création et gestion de l’image numérique
TEMPS ARTS NUMERIQUES du festival / dir. Fabrice Métais

∟ Exposition des étudiant-e-s du Master création et gestion de l’image numérique / Fabrice Métais
∟ Concert acousmatique des étudiant-e-s de l’atelier de Création de bandes enregistrées / Virgile Abela

 


 

Contrôler la vibration de l’air contenu dans un objet par le feedback de microphone. Chercher les matières, les tessitures, les spectres et les modulations que l’on peut obtenir en fonction de l’objet choisi. Eprouver les interactions vibratoires des objets et le phénomène de polarisation qu’implique la fondamentale. Travailler son geste musicale et écouter l’autre. Expérimenter le placement dans l’espace et l’improvisation d’une forme simple dans le temps.

20 MAI 2017
OPUS / Marseille
MUCEM, dans le cadre de la nuit européenne des musées

<CONCERTS depuis le hall et la terrasse du J4 en passant par la Place d’Armes jusqu’à la cour de la commande …

Jean-Marc Montera (guitariste), Artiste invité, est le parrain de cette 10e édition
http://www.jmmontera.fr/

jmm
 

MUSIQUES IMPROVISEES / dir. Jean-Marc Montera
“L’improvisation est l’acte d’interpréter sa propre musique créée dans l’instant. Pour cela cet atelier propose aux musiciens d’appréhender les matériaux sonores offerts par leurs instruments en explorant toutes les possibilités techniques et artistiques de ceux ci en les confrontant au jeu collectif.”


Cette année l’atelier sera orienté vers un travail de collaboration avec la danse ( Université de Nice-Sophia Antipolis ) où l’espace sera utilisé comme lien direct entre le son et le mouvement.
L’approche de cet atelier, principalement destiné à la pratique de l’improvisation, se fera au travers des différents modes de jeux qui permettent à chaque musicien d’élaborer son propre lexique. Pour cela diverses méthodes seront mises en jeu : l’écoute / reproduction – le travail à partir de partitions graphiques et la pratique de l’improvisation libre en petites formations (duo, trio).

L’objectif est de permettre à l’ensemble de ses participants de pouvoir jouer ensemble dans une situation musicale où l’écrit n’est pas la condition sine qua non à la rencontre musicale.
 

MUSIQUES ANCIENNES / dir. Julien Ferrando
Dialoghi Spezzati
La musique ancienne comme source d’inspiration des nouvelles écritures musicales.
Jonathan Bell

ferrando

Ce projet se compose autour d’un programme composé de pièces italiennes de la Renaissance (Manuscrit de Montecassino 871) et de pièces composées pour l’atelier par un jeune compositeur de L’IRCAM, Jonathan Bell.
L’idée est avant tout d’ouvrir un dialogue entre des pièces du patrimoine et des pièces relectures contemporaines. Ces œuvres s’inspirent de la tradition vénitienne de la Renaissance des “Cori Spezzati”, ou plusieurs groupes vocaux distants dans l’espace dialoguaient et produisaient des phénomènes d’écho. La spatialisation permet de faire corps avec l’espace de représentation, et d’immerger acoustiquement l’auditeur/spectateur. La réalisation d’une telle mise en espace est ici facilitée par un renouveau de la notation musicale classique, s’inspirant d’une part de la notation ancienne (contrepoint de lignes vocales en partie séparées), mais aussi de technologies récentes (partitions audio/vidéos interactives, synchronisées au moyen d’un serveur local, en WIFI).
 

MUSIQUES TRADITIONNELLES / dir. Eric Montbel
“Une exploration des univers musicaux méditerranéens ( grecs, arabo-andalou, occitans…) aussi bien que des répertoires klezmer ou celtiques.”

montbel

La découverte ou l’approfondissement des caractéristiques des musiques traditionnelles sont ici explorés : modalité, improvisation, variation, au service du jeu collectif. Nous insistons donc sur la notion d’oralité, de mémorisation et d’improvisation musicale, sans recours obligatoire à la lecture ou à l’écriture. Nous illustrons collectivement la notion de « translation », qui désigne ici la rencontre, le croisement ou la confrontation entre des instruments, des cultures musicales et des styles qui n’ont pas a priori vocation à se marier.
Ainsi les musiques du monde sont-elles le reflet de la globalisation positive et des échanges de continent
à continent, nord-sud ou est-ouest.
 

DANSE / dir. Joëlle Vellet
Université Nice-Sophia Antipolis
Les étudiants de cet atelier ont travaillé « en improvisation dansée », ils découvriront lieux et musiques le 20 mai au MUCEM.

danse

Pour le danseur la prise de risque est présente, l’inattendu et l’imprévisible surgissent. Pour le spectateur, il sait que la danse qui est créée l’est dans l’instant, devant lui.
Etre disponible à l’instant. Etre à l’écoute de l’autre, des matières de l’environnement, de l’espace, des sons… Prendre conscience, saisir, choisir, décider, proposer, jouer… dans une recherche de matières corporelles, de qualités de geste et de relations singulières.

 

MUSIQUE POUR BANDE ENREGISTRÉE / dir. Virgile Abela

L’électroacoustique est née en France dans les années 50 avec l’école de Shaeffer. Si cette démarche a profondément marqué la pratique musicale, depuis, le champs des musiques enregistrées s’est considérablement ouvert à des esthétiques aussi différentes que l’acousmatique, le Horspiel, l’installation sonore, la noise, le field-recording …
Cet atelier abordera la création musicale enregistrée à partir du piano préparé jusqu’à la composition de pièces courtes et spatialisées pour le festival Architecture Contemporaine à Vasarely le 27 avril.
Prise de son, constitution d’une bibliothèque sonore, écoute et analyse, définition d’un projet, montage, insert d’effets, automation, mixage.
 

COMPOSITIONS / dir. Etienne KIPPELEN
Créé en 2007, l’atelier de composition a choisi d’illustrer cette année la thématique du festival en privilégiant les formes diverses.

kippelen

Une partie de l’atelier sera consacrée à l’étude de musiques du XXe et du XXIe siècles en lien avec la thématique; des notions techniques (modes, formes, gammes, procédés d’écriture) seront notamment abordées comme autant d’outils pour le jeune compositeur.
Une autre partie permettra de conseiller chaque étudiant à partir de ses propres travaux de composition.
La réalisation d’une pièce pour ensemble instrumental de l’atelier “interprétation des compositions” sera ainsi demandée (duo, trio jusqu’au sextuor).

Les partitions les plus abouties seront créées lors du festival Architectures contemporaines opus 10 en mai 2017.
 

CONCERT MUSIQUE ET INTERPRETATION / dir. Brigida Migliore & Tom Mébarki

« New-Tableaux d’une exposition »
La pièce est une métaphore qui naît à partir du motet de Guillaume de Machaut « Ma fin est mon commencement ». Au travers d’une formation hétérogène (piano, guitare électrique, alto, cor et clarinette) les instrumentistes explorent les possibilités de développement et d’interprétation d’une mélodie appartenant à l’Ars Nova. Les tableaux musicaux vont alors se succéder les uns après les autres, à la manière de l’œuvre de Modest Mussorsgki.
En faisant traverser la mélodie de Machaut au sein de sonorités contemporaines, en l’habillant d’une teinte de jazz-ballad, ou en la transformant en chanson populaire, cette création souhaite accompagner une mélodie ancienne dans plusieurs trajectoires musicales davantage modernes. L’Ars Nova ne démontre-t-il pas, finalement, que la naissance du nouveau s’effectue avant tout à partir de l’ancien ?
 

16 & 17 JUIN 2017
FUGUES / Miramas
Comoedia, MJC & Médiathèque
 

COMOEDIA (16 JUIN)
 

CHANSON FRANCAISE / dir Sylvain Brétéché
∟ 19:00

Cet atelier a pour objet l’élaboration d’une pratique musicale collective de « Chanson Française », à partir des dimensions certes musicales, mais également littéraires et poétiques qui déterminent le genre.

Les participants seront amenés à co-construire le projet musical dans sa globalité : création/arrangement des pièces/textes, élaboration du spectacle, mise en scène … Les séances reposeront ainsi sur des réflexions et des pratiques musicales, mais également littéraires et théâtrales. La thématique de cette année sera à déterminer collectivement et les orientations musicales se définiront au regard des spécificités musiciennes de chacun des participants.
Cet atelier envisage prioritairement une pratique acoustique, privilégiée ici pour la mise en valeur des relations texte/musique. Il est attendu des participants une certaine sensibilité poétique et littéraire, et la volonté de s’impliquer dans une réflexion collective et participative. Cet atelier est ouvert à tous, mais certains profils se révèlent plus adaptés au projet :
– Chanteurs/chanteuses ;
– instruments acoustiques : classique, traditionnel, folk, jazz (piano, accordéon, guitare, cordes, vents, cuivres, bois,…) ;
– percussionnistes ou batteurs : swing, jazz, traditionnel.
 

CONCERT MUSIQUE D’ENSEMBLE / dir. Charles-Henri Fourment
∟ 20:00

« Novus Mundus », réécriture à partir de la Symphonie du Nouveau Monde (A. Dvorak)
Exploration spatio-temporelle de la Danse Macabre (C. Saint-Saens)
Eventuellement : Vivaldi, L’été, 2° mvt (transcription pour orchestre non conventionnel)

Cet atelier est résolument tourné vers la pratique musicale collective ; il a pour but de favoriser la pratique autonome de la musique d’ensemble à travers les grands axes sur lesquels se fonde la réalisation d’une interprétation musicale en public :
L’établissement d’un répertoire cohérent et adapté à l’effectif instrumental et/ou vocal disponible ; ce répertoire prend appui sur des œuvres existantes, qui servent de point de départ à un travail de création ou de recréation.
Les choix d’interprétation, liés à une analyse des œuvres étudiées mais également, de façon plus empirique, aux résultats de l’exploration sonore menée sur ces œuvres musicales – notamment dans leurs composantes agogiques et dynamiques, de façon à délimiter et articuler le discours musical.
Le travail d’ensemble proprement dit, visant à créer les réflexes d’écoute inhérents à la pratique musicale de groupe : recherche de l’équilibre sonore, précision des départs et arrêts, égalité des attaques, des tenues, des phrasés…
La mise au point de la prestation en public, qui nécessite l’établissement d’un déroulement cohérent mais également une réflexion sur la scénographie : disposition spatiale, costumes, éclairage.
 

MEDIATHEQUE / Pôle Art Musique Cinéma (17 JUIN)
 

CONCERT à partir de PARTITIONS GRAPHIQUES / dir. Caroline Boë
∟ 17:30

Une création contemporaine…

Il s’agit de mettre le corps du musicien en mouvement, de produire un son musical spontané en incitant les interprètes à prendre de grandes libertés. Ceci sera rendu possible grâce à des partitions graphiques composées par les étudiants.
Emancipés de la traditionnelle partition et de ses contraintes, les musiciens se transforment en danseurs et en comédiens. Et c’est de cette théâtralité chorégraphique que va naître la musique. Un long travail de recherches acoustiques et de répétitions permet de peaufiner la partition et de dégager une musique inouïe.
 

MJC (17 JUIN)
 

CONCERTS MUSIQUES ACTUELLES / dir. Guillaume Deveney
∟ 20:00

3 groupes

L’atelier de musiques actuelles vous propose cette année plusieurs groupes ayant travaillé toute l’année sur un répertoire de création, afin de coller au plus près de la thématique de “l’ars nova”…

Les trois groupes ont décidé de produire chacun un programme autour de cette thématique, notamment par le biais de l’arrangement : reprendre un thème d’une période antérieure, d’une esthétique particulière pour le transformer, en faire quelque chose de nouveau.

Pendant près d’une heure de musique, les trois groupes de l’atelier vous feront voyager au gré des esthétiques musicales, depuis l’arrangement de standards de jazz jusqu’à des productions de metal alternatif.